Publié le 9 octobre 2026

Hausse du chômage au Québec : quel impact sur les taux hypothécaires?

Le chômage grimpe au Québec! Est-ce que cela pourrait faire baisser les taux hypothécaires? Découvrez les conséquences possibles sur le marché immobilier et ce que cela signifie pour votre prochain achat ou renouvellement.

9 octobre 2026 | Économie, immobilier et taux hypothécaires au Québec

📉 Le chômage augmente au Québec et au Canada. Est-ce que cela pourrait entraîner une baisse des taux hypothécaires ou un ralentissement du marché immobilier?

Les dernières données sur l'emploi, publiées le 9 octobre 2026 par Statistique Canada et rapportées notamment par La Presse, révèlent de nouveaux signes de ralentissement du marché du travail.

En septembre 2026, le Québec a enregistré une diminution d'environ 49 000 emplois. Selon Statistique Canada, le chômage touchait alors 6 personnes sur 100 au sein de la population active québécoise. À l'échelle canadienne, l'emploi a reculé d'environ 68 000 postes, tandis que le chômage concernait 65 personnes sur 1 000 au sein de la population active.

Ces statistiques soulèvent une question importante pour les propriétaires et les futurs acheteurs : quelles pourraient être les conséquences sur les taux d'intérêt et le marché immobilier?

Pourquoi la hausse du chômage peut-elle influencer les taux hypothécaires?

Une augmentation du chômage peut être le signe d'une économie qui ralentit. Lorsque l'incertitude économique augmente, les consommateurs ont tendance à limiter certaines dépenses et les entreprises peuvent reporter leurs investissements.

Cette diminution de l'activité économique peut contribuer à réduire les pressions inflationnistes, un élément déterminant dans les décisions de la Banque du Canada.

Si le marché de l'emploi continue de s'affaiblir et que l'inflation le permet, la Banque du Canada pourrait être moins portée à augmenter son taux directeur.

Un ralentissement de l'emploi pourrait donc réduire les pressions à la hausse sur les taux d'intérêt, sans toutefois garantir une baisse.

Il est également important de comprendre que les taux hypothécaires fixes et variables ne réagissent pas de la même façon aux changements économiques.

Taux hypothécaires variables

Les taux variables sont principalement influencés par les décisions de la Banque du Canada et l'évolution du taux préférentiel des institutions financières.

Si le ralentissement économique se poursuit, la Banque pourrait privilégier le maintien de son taux directeur. Une diminution pourrait éventuellement être envisagée si les conditions économiques et inflationnistes le justifient.

Taux hypothécaires fixes

Les taux fixes sont davantage influencés par les rendements obligataires, notamment ceux des obligations du gouvernement du Canada à cinq ans.

Lorsque les investisseurs anticipent un ralentissement économique, ces rendements peuvent diminuer, ce qui pourrait éventuellement exercer une pression à la baisse sur les taux hypothécaires fixes.

Cependant, les rendements obligataires dépendent de plusieurs facteurs, dont les anticipations d'inflation et les conditions des marchés financiers. Une diminution ne se traduit donc pas nécessairement par une réduction immédiate des taux offerts par les prêteurs.

Quel impact sur le marché immobilier au Québec?

La hausse du chômage peut avoir des effets contrastés sur le marché immobilier.

D'un côté, une éventuelle diminution des taux hypothécaires pourrait réduire les paiements de financement et améliorer l'abordabilité pour certains ménages.

De l'autre, l'incertitude entourant l'emploi peut freiner la demande immobilière.

Un marché du travail plus fragile pourrait notamment entraîner :

Une diminution du nombre d'acheteurs actifs.

Le report de certains projets d'achat immobilier.

Des difficultés de qualification hypothécaire pour les ménages dont les revenus sont affectés.

Un ralentissement des transactions dans certains secteurs.

Toutefois, un ralentissement économique ne signifie pas automatiquement une baisse des prix des propriétés.

Au Québec, l'évolution du marché dépend également du nombre de propriétés disponibles, de la demande locale et des caractéristiques propres à chaque région.

Est-ce un bon moment pour acheter une maison?

Pour les acheteurs dont l'emploi et les finances demeurent stables, un marché immobilier moins actif pourrait présenter certaines occasions.

Dans les secteurs où la concurrence entre acheteurs diminue, il pourrait notamment être possible de disposer d'une plus grande marge de négociation sur le prix ou les conditions d'achat, selon la situation du marché local.

Il faut cependant éviter de baser sa décision uniquement sur l'espoir d'une baisse des taux d'intérêt.

Si les conditions de financement deviennent plus favorables, davantage d'acheteurs pourraient éventuellement revenir sur le marché, ce qui pourrait soutenir la demande et les prix des propriétés.

L'essentiel est donc d'évaluer sa capacité d'emprunt, la stabilité de ses revenus et les différentes options de financement disponibles avant de prendre une décision.

Que faut-il surveiller d'ici la prochaine décision de la Banque du Canada?

La prochaine annonce concernant le taux directeur est prévue le 28 octobre 2026.

D'ici là, plusieurs indicateurs économiques seront à surveiller, particulièrement l'évolution de l'inflation, les perspectives économiques et les rendements obligataires.

Les données sur l'emploi publiées le 9 octobre pourraient inciter la Banque du Canada à davantage de prudence. Toutefois, elles ne permettent pas à elles seules de prévoir sa prochaine décision.

L'inflation demeure un facteur déterminant : même si le marché du travail ralentit, des pressions persistantes sur les prix pourraient limiter la possibilité d'une baisse des taux d'intérêt.

En conclusion : qu'est-ce que cela signifie pour votre hypothèque?

La hausse du chômage illustre bien les liens entre l'économie, les taux d'intérêt et le marché immobilier.

Un ralentissement économique pourrait contribuer à stabiliser les taux hypothécaires, voire favoriser certaines diminutions si les conditions le permettent. En parallèle, l'incertitude sur le marché de l'emploi pourrait réduire le nombre d'acheteurs et ralentir l'activité immobilière.

Des taux hypothécaires plus bas ne signifient donc pas nécessairement un marché immobilier plus actif.

Que vous soyez premier acheteur, propriétaire à l'approche d'un renouvellement ou que vous envisagiez un refinancement, chaque situation mérite une analyse personnalisée.

En tant que courtière hypothécaire, mon rôle est de vous aider à comprendre les différentes options disponibles et à choisir une stratégie de financement adaptée à votre réalité.

Sara Martin-Serrano Courtière hypothécaire | Multi-Prêts Hypothèques

Sources

La Presse — L'emploi recule encore en septembre et le taux de chômage augmente, 9 octobre 2026

Statistique Canada — Enquête sur la population active, septembre 2026, publiée le 9 octobre 2026

Banque du Canada — Calendrier des annonces du taux directeur

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