Publié le 18 septembre 2026

Taux hypothécaires 2027 : économie et immobilier au Québec

L’économie canadienne démontre une certaine résilience, mais l’inflation, les taux d’intérêt et le marché immobilier demeurent en évolution. Découvrez les principaux constats de la conférence économique du Kick-Off de Multi-Prêts et ce qu’ils peuvent signifier pour les acheteurs et propriétaires québécois.

Lors du Kick-Off d’automne de Multi-Prêts, la conférence économique a permis de mettre en perspective les principaux facteurs qui pourraient influencer l’économie canadienne, les taux d’intérêt et le marché immobilier au cours des prochains mois. Alors que plusieurs Québécois se demandent si les taux hypothécaires continueront de baisser, s’il vaut mieux acheter maintenant ou attendre, une chose ressort clairement : le contexte économique demeure difficile à prévoir. Voici les principaux éléments à retenir.

Une économie canadienne plus résiliente que prévu

Après un début d’année plutôt faible, l’économie canadienne a montré davantage de résilience au deuxième trimestre 2026. En date d'août 2026, le PIB réel du Canada a progressé de 0,8 % par rapport au trimestre précédent. Ceci est soutenu notamment par les dépenses des ménages, les exportations et l’investissement des entreprises. L’investissement dans les ordinateurs et périphériques a également augmenté de 16,7 %, notamment grâce aux besoins liés aux centres de données et aux technologies liées à l’intelligence artificielle. Cette croissance demeure toutefois exposée à plusieurs facteurs externes, notamment les tensions commerciales et l’évolution de l’économie américaine.

Inflation et taux directeur : encore beaucoup d’incertitude

Au 2 septembre 2026, la Banque du Canada maintient son taux directeur à 2,25 %. Cette décision reflète l’évolution de l’inflation et des conditions économiques observées à ce moment. L’inflation demeure toutefois un élément à surveiller. En août 2026, l’IPC a augmenté de 3,0 % sur un an, notamment sous l’effet de la hausse des prix de l’essence. La Banque du Canada doit donc composer avec deux forces opposées : le risque d’un ralentissement économique; le risque d’une inflation qui demeure élevée ou qui reprend de la vigueur. Dans ce contexte, il ne faut pas tenir pour acquis que les taux continueront automatiquement de diminuer. La Banque du Canada indique surveiller attentivement l’évolution des risques.

Taux directeur et taux hypothécaire : deux réalités différentes

C’est une distinction importante pour les futurs acheteurs et propriétaires. Le taux directeur influence directement les taux variables, puisqu’il a notamment un impact sur le taux préférentiel des institutions financières. Les taux fixes, eux, sont davantage influencés par le marché obligataire et les coûts de financement des prêteurs. Cela signifie qu’il est possible que le taux directeur demeure stable alors que les taux fixes évoluent dans une autre direction. Une décision hypothécaire ne devrait donc pas reposer uniquement sur les prévisions concernant le prochain mouvement de la Banque du Canada.

Le marché immobilier québécois se rééquilibre

Le marché immobilier montre également des signes de ralentissement, mais les données ne correspondent pas nécessairement à un marché à l’arrêt. Au deuxième trimestre 2026, les ventes résidentielles au Québec ont diminué de 5 % sur un an, tandis que les inscriptions en vigueur ont augmenté de 14 %. En août 2026, les ventes résidentielles dans la région métropolitaine de Montréal ont diminué de 13 % par rapport à août 2025, tandis que l’inventaire a augmenté de 18 %. On observe donc davantage un rééquilibrage du marché qu'un effondrement. Parallèlement, les mises en chantier dans la région métropolitaine de Montréal ont continué de progresser au cours des premiers mois de 2026, ce qui rappelle que l’offre de logements demeure un élément important à considérer.

Alors, faut-il attendre avant d’acheter?

Il n’existe pas de réponse universelle. Attendre une éventuelle baisse des taux peut sembler logique, mais cette stratégie comporte elle aussi une incertitude. Les taux pourraient évoluer différemment des prévisions, tout comme les prix, l’inventaire ou les conditions de financement. Pour un acheteur, la question devrait plutôt être : « Est-ce que ce projet est financièrement viable pour moi dans différents scénarios? » Le prix de la propriété, la mensualité, la mise de fonds, la stabilité des revenus, la flexibilité recherchée et le choix entre un taux fixe ou variable sont tous des éléments à considérer.

Ce que Prospero retient

Dans un environnement où personne ne peut savoir avec certitude où se situeront les taux dans six ou douze mois, la qualité du conseil devient particulièrement importante. Le rôle d’un courtier hypothécaire n’est pas de prédire l’avenir. Il est de présenter les différents scénarios, d’en expliquer les répercussions et d’aider son client à prendre une décision cohérente avec sa situation financière et son projet. Parce qu'une bonne stratégie hypothécaire ne consiste pas à essayer de deviner le marché. Elle consiste à être préparé à son évolution.

Questions fréquentes sur les taux et l’immobilier

Est-ce que les taux hypothécaires vont baisser en 2027?

Les prévisions des institutions financières présentent différents scénarios. Il demeure toutefois impossible de savoir avec certitude quelle sera l’évolution du taux directeur ou des taux hypothécaires en 2027.

Le taux directeur influence-t-il mon taux hypothécaire fixe?

Pas directement. Le taux directeur influence davantage les produits à taux variable, tandis que les taux fixes dépendent notamment du marché obligataire et des coûts de financement.

Est-ce le bon moment pour acheter une propriété?

Cela dépend principalement de la situation financière de l’acheteur, de son horizon de détention et de sa capacité à assumer le paiement hypothécaire. Le moment idéal ne peut pas être déterminé uniquement à partir d'une prévision de taux.

Le marché immobilier de Montréal est-il en baisse?

Les données récentes montrent un ralentissement des ventes et une augmentation de l’inventaire. Elles indiquent davantage un marché qui se rééquilibre qu’une interruption complète de l’activité.

En conclusion

L’économie canadienne démontre une certaine résilience, mais l’inflation, les taux d’intérêt, le commerce international et le marché immobilier continuent d’évoluer. Dans ce contexte, il est difficile de prévoir exactement où seront les taux dans six ou douze mois. Ce qui est possible, en revanche, c’est de bien comprendre les scénarios et de prendre une décision adaptée à sa réalité. Vous réfléchissez à votre prochain projet immobilier? Parlez à un courtier de l’Équipe Prospero. Même plus loin. Ensemble.